Recherches, la base du web ?

28 Jan 2026 #recherches #outils

J’ai l’impression de passer énormément de temps à faire des recherches d’outils adaptés à mes besoins (on parle ici plutôt d’outils numériques, de logiciels..). Ce n’est probablement pas qu’une impression au vu du nombre de sites, forums, tuto, tiers listes et posts reddit sur lesquels je tombe, quelque soit le sujet de ma recherche. C’est un des usages centrals dans nos pratiques quotidiennes du numérique : la recherche. Il y a probablement un fil à tirer de là, car sémantiquement cela vient recouper la question de “la recherche” au sens scientifique/académique, c’est aussi un vecteur dans la transmission et le partage de connaissance (curiosité <–> recherche <–> ‘résultat’ / proposition de connaissance) et c’est, donc, une notion fondamentale dans la pratique de l’internet (gloire aux moteurs ᯓ ᡣ𐭩 (de recherche)).

	
      flowchart LR
    A[besoin ou problème] <--> B[recherche]
    C <--> |Partage de connaissances|A
    B <--> |Partage de connaissances| C[réponse à la recherche ou résultat]

Des pendants

Se perdre dans la recherche

Retour à la recherche

Dans un article qui va me faire digrésser intitulé “Pourquoi n’y a-t-il pas de Google européen ? Et pourquoi c’est une bonne chose.”, ploum nous parle en quelques phrases de l’intégration de la recherche dans le web déjà existant.

Car si Internet, interconnexion entre les ordinateurs du monde entier, existait depuis la fin des années 60, aucun protocole ne permettait de trouver de l’information. Il fallait savoir exactement ce que l’on cherchait. Pour combler cette lacune, Gopher fut développé aux États-Unis tandis que le Web, combinaison du protocole HTTP et du langage HTML, était inventé par un citoyen britannique et un citoyen belge qui travaillaient dans un centre de recherche européen situé en Suisse. Mais, anecdote croustillante, leur bureau débordait la frontière et on peut dire aujourd’hui que le Web a été inventé en France.

L’article : https://ploum.net/2023-06-27-un-google-europeen.html

Le collaboratif et l’algorythme

Une remarque qui m’accroche car le “google” est aujourd’hui un monstre bien connu mais on en questionne rarement nos usages et leurs impacts. Je fais partie de ces personnes qui aiment avoir des marques pages et connaitre un certain nombre d’url par coeur pour goûter le plaisir de les taper “à la main” dans la barre d’adresse de mon navigateur. Je me rend compte que cette pratique est relativement marginale, autour de moi on utilise la commande vocale, des prompts à chat gpt, ou le clic rapide sur insta et google maps pour obtenir les informations nécessaires de manière égale pour faire ses courses, prendre un transport en commun, lire les actualités ou trouver une solution à un problème de mécanique auto. Or, que ce soit google ou chat gpt, ces moteurs nous renvoie en premier lieu vers les sites à “haut score” par rapport à leurs propres critères. Des algos charbonnent derrière avec pour carburant des masses de datas (et sont donc influençables) pour déterminer la fiabilité et la pertinence d’un site.
Il ne fera pas apparaître ce blog sur sa première page a priori car il ne reflète pas un contenu “hégémonique” et très consulté Contrairement a des fonctionnements collaboratifs et de recoupement (comme Wikipedia, par exemple), google est fondé sur un tri arbitraire et de calcul. Il y a de très bons articles, bien mieux écrits et documentés que celui-ci sur la toile (j’en déposerai quelques uns ci-dessous), mais c’est une attention à conserver dans la fabrication de nos pratiques (comme on pourrait s’accorder sur le fait de manger bio et local?). Une pièce de plus à ajouter à la question “Quel projet de politique numérique voulons nous voir se construire ?” et j’ajouterai à quel projet culturel et de pensée voulons-nous contribuer?